Avec l’avènement d’Internet, des réseaux sociaux et de la messagerie instantanée, la commission de crimes en matière de pornographie juvénile ne fait qu’augmenter, et ce, à une vitesse fulgurante. Au fait, c’est quoi la pornographie juvénile?

Toute représentation photographique, filmée, vidéo ou autre, où y figurent des personnes mineures se livrant à des activités sexuelles explicites ou exhibant leurs organes sexuels dans un but sexuel constitue de la pornographie juvénile.

Le simple fait de visionner de telles images ou vidéos sur Internet au moyen d’un navigateur Web constitue un crime passible d’une peine minimale de six mois d’emprisonnement dans les cas où l’infraction est portée par voie sommaire de culpabilité.

Au surplus, télécharger ce type de matériel et le conserver volontairement sur son disque dur constituent également un crime pour lequel un emprisonnement minimal est prévu par le législateur.

Conserver des images à caractère pédopornographique, dans un programme de partage de fichiers tel que LimeWire, et les rendre accessibles aux utilisateurs dudit programme crée le crime de distribution de pornographie qui est punissable, quant à lui, par un minimum d’une année de prison.

Par ailleurs, vous n’êtes pas sans savoir que la production de pornographie juvénile est illégale au Canada et surtout, sévèrement punie. En effet, une peine minimale d’un an a été prévue par le législateur lorsqu’une personne est trouvée coupable de cette infraction. Comme vous pouvez le constater, la clémence n’est pas de mise quand il est question d’infractions reliées à la pornographie juvénile. En effet, les peines en cette matière augmentent constamment, et ce, dans le but de dissuader les contrevenants à s’adonner à ce type de pratique souvent méconnue et banalisée.